L'historique de Lesperon En toponymie, c’est la forme d’un relief. Un éperon, du germanique sporo, est un promontoire ; et Lesperon est bâtie sur une éminence protégée par le ruisseau, le Vignacq. D’ailleurs le nom primitif était Araast, de arx, citadelle, endroit fortifié. Il existait au Moyen-Age l’église « sanctus Petrus de Arrast », disparue depuis. La première mention de Lesperon date du 6 avril 1273 : « Arnoldus de Lesperon de parrochia, in Borno », reconnaît devoir certaines redevances au roi Edouard d’Angleterre. En 1305, Amanieu d’Albret acheta la paroisse de Lesperon et fit construire un château qui devint un repaire où l’on rançonnait les passants et les pélerins. Edouard II d’Angleterre le signalait même dangereux au sénéchal de Gascogne Olivier Ingham. Il en reste les toponymes « Tire-veste », « Tire-culotte ». Lesperon était un embranchement important sur un itinéraire vers St Jacques de Compostelle et une halte d’où l’on peut continuer « soit par la Navarre et Ronceveaux, soit par la Biscaye ». C’est aujourd’hui le lieu-dit « Navarre ». L’église, harmonieuse et plaisante, est attribuée au XIVème siècle. Elle est dotée d’une imposante tour-clocher fortifiée, munie de bretèches, armée de meurtrières et percée de machicoulis. Autour de l’église il y aurait eu autrefois quatre colonnes qui seraient des vestiges d’une Sauveté. La fontaine St Jean, situé à côté du moulin de Carremonge, est toujours fréquentée. La commune vivait de la forêt, de l’industrie du bois et des produits résineux.
|